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Portrait métier : rencontre avec Anesia Dican

Après avoir rencontré Esther, Véronique, Marianne, Sophie et notre PDG Senior M. Jean-Pierre Roux, nous aimerions aujourd’hui vous présenter notre nouvelle créatrice de parfum : Anesia Dican. Son arrivée dans notre Maison est récente mais très vite Anesia a su capter ce qui nous anime et nous motive depuis notre fondation : l’attachement à notre région et aux essences qu’elle nous offre, le souci du travail bien fait et du respect des valeurs familiales tout en regardant vers l’avenir.

Le parcours de Anesia est atypique et nous vous invitons à découvrir certaines de ses facettes à travers notre petit jeu de questions-réponses : Anesia a répondu avec la spontanéité et la passion qui la caractérisent et nous avons tenu à retranscrire ses réponses telles quelles.

Bonjour Anesia, tu es originaire de Roumanie, pour quelle raison es-tu venue à Grasse et depuis quand es-tu chez Galimard ?

 Je suis venue en France pour vivre au plus près ma passion pour la parfumerie. Bien sûr, j’ai choisi Grasse parce que c’est la capitale mondiale de la parfumerie et surtout, parce que c’est le meilleur endroit pour apprendre ce métier ancien et toujours fascinant.  Je travaille cher Galimard depuis déjà 2 ans.  C’est la Maison qui a cru en moi et m’a encouragée à continuer sur ce chemin olfactif.

Quel est le premier souvenir olfactif qui te vient à l’esprit ?

L’odeur de mon enfance, quand je me réveillais le matin chez ma grand-mère : l’odeur de la nourriture, des desserts – noix, chocolat, chantilly, miel. Tous les desserts traditionnels roumains, bien sucrés, poudrés. C’est pour moi l’odeur la plus douce et la plus réconfortante.

Quand tu étais enfant, quel était ton métier de rêve ?

Je ne rêvais pas du tout de devenir parfumeur, je pense que cette matière se découvre avec le temps et l’âge. C’est une complicité faite de simplicité.  J’avais plusieurs idées : docteur, actrice, mais rien de vraiment clair. Et avec cette incertitude, j’ai fait beaucoup d’autres études, qui m’ont finalement servi pour la parfumerie.

Avec combien d’essences travailles-tu et lesquelles préfères-tu ?

 Il y a des matières premières que j’utilise régulièrement dans mes formules, et d’autres que j’utilise moins souvent.  J‘en utilise peut-être environ 150/200. J’ai une prédilection pour les notes ambrées, gourmandes, balsamiques, comme le labdanum, benjoin ou l’olibanum. Mais, finalement, je pense que chaque ingrédient est beau à sa manière unique.

Y a-t-il des notes que tu n’aimes pas du tout sur ton orgue et comment arrives-tu à surmonter ton aversion pour les intégrer dans une formule lorsque celle-ci les requiert ?

Pas forcément, parce que chaque ingrédient, même celui qui peut « sentir mauvais », peut faire des miracles dans une composition. Tout dépend de son interaction avec les autres ingrédients. Pour moi, par exemple, l’essence lie de vin me rappelle l’odeur de vomi, mais quand on l’intègre dans une formule, cette odeur disparaît et donne un effet plutôt alcoolique. 

Nouvelles notes olfactives sur orgue à flaveur Galimard : barbe à papa cerise, fleur de cerisier

Est-ce que tes goûts en matière de parfum ont changé depuis que tu es à Grasse ?

Un petit peu. Je reste toujours fidèle aux odeurs plutôt intenses, ambrées et gourmandes, avec beaucoup de caractère (c’est grâce à mes racines, les Roumains aiment les odeurs assez costaudes). Mais depuis que je suis ici, j’ai aussi appris à aimer les notes plus éphémères et légères, comme les agrumes ou les notes plus fraiches.

Quelles sont tes sources d’inspiration lorsque tu composes un parfum ?

Toutes les choses autour de moi…tout ce que je regarde, et ressens m’inspire. Je m’inspire aussi beaucoup de l’art, de la musique, des paysages, des cultures, etc. C’est un métier qui mobilise tous les sens.

Peux-tu nous donner un exemple de parfum qui est le résultat d’un événement spécial ?

Pour moi, un parfum doit avoir du caractère, être bien chaleureux, épicé, gourmand et plein de mystère ; mais pour donner un exemple clair et précis, c’est très subjectif, car chaque personne est différente. C’est préférable que chacun découvre les odeurs à sa façon.

Qu’aimes-tu le plus dans ton métier chez Galimard ?

Tout. C’est la matière de ma vie. J’ai toujours voulu faire quelque chose qui me plaise vraiment et pouvoir me lever chaque matin avec un bon feeling. Il y a beaucoup de gens qui travaillent dans des métiers qui ne sont pas leur passion, mais pour moi c’est exactement ce que j’ai cherché : créer des parfums, avoir le contact avec les clients, et avoir toujours de nouveaux challenges, etc.

Ta formation initiale englobe autant le côté scientifique (pharmacie) qu’artistique : en quoi ces domaines « opposés » t’aident-ils dans le processus créatif ?

Pour beaucoup de gens ça ne fonctionne pas. Mais pour moi c’est logique. La parfumerie n’est pas seulement une matière des rêves, comme ah tiens…on prend les ingrédients et on joue. Ce n’est pas du tout comme ça. Derrière cette façade artistique, il y a beaucoup de logique, de science et beaucoup de travail et de patience. C’est pour cela que j’aime cette matière, parce qu’elle englobe énormément de choses – artistique, logique, scientifique, etc.

Peux-tu nous dévoiler les tendances des parfums pour 2026 et 2027 ?

On reste toujours attaché à des odeurs déjà connues – fruitées gourmandes, avec des nuances lactoniques, juteuses ou des notes boisées chaleureuses et plutôt orientales.

Quel parfum de la gamme Galimard offres-tu à un homme ? Et à une dame ?

C’est un peu difficile, car Galimard offre une grande palette pour toutes les préférences : fruité, floral, marin, agrume, boisé, etc. Personnellement, pour un homme, je trouve que les parfums Aventure ou Sportissimo sont excellents – avec un caractère poivré, vanillé, sensuel et frais en même temps. Pour une femme, je recommande Ruby Chéri ou À demi-mot – des notes fruitées et gourmandes, féminines et élégantes. Et si je devais faire une recommandation unisexe, ce serait Oud Vanille – avec celui-ci, vous ne pouvez pas vous tromper ! C’est une composition orientale, gourmande et raffinée.

Depuis ton arrivée chez Galimard tu as rencontré de nombreux clients : as-tu une anecdote à nous raconter ?

Il y en a plusieurs, mais ce qui me vient en tête…. Une cliente m’a demandé un parfum « qui surprend ». Je lui ai fait sentir un essai auquel j’ai pensé… et elle a dit : « Ah oui… je ne m’attendais pas à ça ».  Je lui ai répondu : « Surprise ! C’est l’effet Galimard! ».

Chère Anesia nous te remercions d’avoir pris le temps de nous répondre et nous avons hâte de sentir tes nouvelles créations !

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